Selon la volonté des donateurs Jean et Geneviève Masurel, le Musée a été édifié au cœur d’un parc ouvert au public dans lequel se déploie une importante collection de sculptures.
Le noyau initial de la collection qu'on peut admirer aujourd'hui s’est d’abord constitué d’œuvres en pierre d’Eugène Dodeigne et de Jean Roulland, collectionnées par Jean Masurel. De nouvelles acquisitions et des dépôts significatifs ont progressivement enrichi ce fonds composé de dix œuvres, parmi lesquelles « Reims, Croix du Sud » (1970) et « Guillotine pour huit » (1962) d’Alexander Calder, « Le Chant des Voyelles » (1931-1932) de Jacques Lipchitz et la monumentale sculpture de Pablo Picasso, « Femme aux bras écartés » (1962). En 1992, dans le cadre d’une commande publique de la ville de Villeneuve d’Ascq, une pièce monumentale de Richard Deacon, « Between Fiction and Fact », y a été installée. Des liens unissent les œuvres en plein air à celles exposées sur les cimaises. Intérieur et extérieur se répondent ainsi en écho, comme le suggèrent les multiples ouvertures de l’architecture sur le parc.
La découverte des œuvres dans le cadre verdoyant de l’un des parcs les plus fréquentés de la métropole suscite, au rythme d’une promenade libre, une rencontre privilégiée avec l’art, où l’intelligence, la rêverie et la surprise du visiteur sont préservées. L’implantation d’un nouveau bâtiment a obligé à redessiner entièrement le parc de sculptures, conçu comme un musée à ciel ouvert, cerné par une allée en boucle, bordée au Sud par un canal et une forêt, une large étendue vallonnée et verte où les arbres sont des sculptures.
Le réaménagement du parc vise notamment à réhabiliter le paysage dans le respect des prescriptions des Monuments Historiques et à intégrer l’extension de Manuelle Gautrand. Cette mission incombe à l’agence AWP, choisie à l’automne 2006 par Lille Métropole Communauté urbaine. Conçu selon les critères de Haute Qualité Environnementale en relation à l’Espace Naturel de Lille Métropole, le projet de ces architectes paysagistes se veut ouvert à tous et en particulier aux personnes à mobilité réduite, dans les meilleures conditions de sécurité. Le projet, qui porte sur plus de deux hectares, ouvre la perspective sur la plaine de jeu voisine. Les cheminements sont multipliés et l’installation d’un mobilier urbain sobre et discret y ajoute son ultime note contemporaine.


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