La collection de L’Aracine, telle qu’elle a été donnée au Musée d’art moderne Lille Métropole, est riche de plus 3 500 œuvres. Elle couvre un large champ historique puisque les oeuvres les plus anciennes, comme celles d’Émile Josome Hodinos, datent de la fin du siècle dernier ; les artistes historiques les plus importants, Aloïse Corbaz, Fleury Joseph Crépin, Henry Darger, Auguste Forestier, Madge Gill, Aimable Jayet, Augustin Lesage, Raphaël Lonné, Guillaume Pujolle, Scottie Wilson ou Adolf Wölfli, y sont représentés par des œuvres de très grande qualité, ainsi qu’un certain nombre d’artistes anonymes, tels les Barbus Müller . La collection continue de s’ouvrir à des créations plus récentes comme celles de Paul Engrand (dit Paul End), Giordano Gelli (Hôpital de la Tinaïa), Georgine Hu, Michel Nedjar, Francis Palanc, Marco Raugei (Hôpital de la Tinaïa), André Robillard, Ionel Talpazan, Oswald Tschirtner (Hôpital de Gugging), Willem Van Genk, Pépé Vignes, August Walla (Hôpital de Gugging), Kurt Wansky, Carlo Zinelli…
Les investigations de L’Aracine se sont situées d’emblée dans une perspective internationale embrassant à ce jour l’Europe, les États-Unis, l’Amérique du Sud et l’Afrique du Nord et du Sud. La collection est composée, pour deux tiers environ, d’œuvres sur papier ; elle comprend également des sculptures sur pierre ou sur bois et des assemblages, ainsi qu’un ensemble de peintures sur toile. Abritée de 1984 à 1996 au Château Guérin à Neuilly-sur-Marne, cette collection s’impose rapidement comme la principale collection d’art brut en France, reconnue à ce titre par la Direction des Musées de France qui lui confère, en 1986, la qualité de musée contrôlé. Sur les conseils de la Direction des Musées de France, L’Aracine a proposé, en 1995, à Lille Métropole Communauté urbaine d’accueillir dans son Musée d’art moderne son importante collection d’art brut constituée depuis 1982. Une exposition déployant largement la collection a été présentée au musée en 1997 et, en 1999, la Communauté Urbaine de Lille a accepté cette donation. Depuis, le laM présente chaque année une exposition monographique ou thématique en lien avec la collection d’art brut.


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