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Vue extérieure du LaM et de son extension

Le musée

Situé à 20 minutes de Lille, entre Paris, Bruxelles, Amsterdam, Luxembourg et Londres, le LaM est l'un des plus importants musées d'Europe du nord.

La collection

Niché au cœur d'un parc de sculptures verdoyant, le LaM conserve plus de 7 000 oeuvres des 20e et 21e siècles. De salle en salle, il vous invite à poser un nouveau regard sur l'histoire de l'art à travers un parcours inédit alliant l'art moderne et l'art contemporain au plus grand ensemble public d'art brut en France.
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Enfant dans les salles d'art moderne du LaM
Au 1er plan : Anonyme, Masque nimba, s. d. Donation Geneviève et Jean Masurel
Célèbre pour sa prestigieuse collection d’art moderne constituée d’œuvres majeures de Georges Braque, André Derain, Henri Laurens, Fernand Léger, Joan Miró, Amedeo Modigliani, Pablo Picasso ou encore Kees Van Dongen, le LaM conserve également plus de 1 000 œuvres d’art contemporain. Parmi les artistes représentés figurent notamment Art & Language, Lewis Baltz, Alighiero Boetti, Daniel Buren, Robert Filliou, Dennis Oppenheim, Mimmo Rotella ou Rikrit Tiravanija…

C’est en 1999 que l’association L’Aracine fait don de sa collection de plus de 3 500 œuvres d’art brut au musée. Régulièrement enrichie, ce fonds compte aujourd’hui plus de 5 000 œuvres d’Aloïse Corbaz, Henry Darger, Auguste Forestier, Augustin Lesage, André Robillard, Willem Van Genk, Adolf Wölfli, Carlo Zinelli… Cet ensemble, parmi les plus importants en Europe, est également le seul à être exposé aux côtés d’œuvres d’art moderne et contemporain.

Le LaM, remarquable bâtiment de Roland Simounet dont l’extension a été réalisée par Manuelle Gautrand, se niche au cœur d’un parc de sculptures. Lors de votre promenade, vous y découvrirez des oeuvres d’Alexander Calder, de Richard Deacon, d’Eugène Dodeigne, de Jacques Lipchitz ou encore de Pablo Picasso. Unique en France, cette immense exposition de plein air rivalise avec celle du Kröller-Müller, l’une des plus vastes d’Europe.
Art moderne
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Visiteuse dans les salles d'art moderne
Au 1er plan : Amedeo Modigliani, Maternité, 1919. Dépôt du Musée national d'art moderne - Centre Pompidou, Paris
Deux personnalités sont à l’origine de la collection d’art moderne du LaM : Roger Dutilleul (1873-1956) et son neveu, Jean Masurel (1908-1991).

Le premier entame à l’aube du 20e siècle une collection exceptionnelle par son audace. Il est le premier Français à s’intéresser au cubisme, même si sa position de pionnier est d’abord une nécessité : il n’a pas les moyens d’assouvir son penchant pour Paul Cézanne, déjà trop coûteux. Il va donc « s’intéresser aux jeunes » et fréquenter les galeries parisiennes, dont celle de Daniel-Henry Kahnweiler, qui lui fait connaître Georges Braque, Pablo Picasso ou encore Fernand Léger. Il rencontre ensuite Amedeo Modigliani et réunit l’une des collections privées les plus importantes de l’artiste italien. Entre les deux guerres, son attention se porte vers de nouveaux sujets : l’art naïf et la peinture d’André Lanskoy.

Très tôt, Dutilleul transmet sa passion à son neveu, qui acquiert sa première gouache de Léger dans les années 1920 et hérite de la collection de son oncle en 1956. 
Propriétaire d’une bâtisse à Mouvaux, Jean Masurel soutient aussi les artistes de la région tels Eugène Dodeigne, Eugène Leroy, Jean Roulland ou Arthur Van Hecke. En 1979, Jean et son épouse Geneviève font don d’une partie de leur collection à la Communauté urbaine de Lille, initiant la création du musée d’art moderne. Depuis cette date, les collections se sont enrichies d’œuvres d’artistes liés à la collection d’origine, comme Henri Laurens, Jacques Lipchitz ou Eugène Leroy. 
Art contemporain
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Jeune femme et sa petite fille devant une oeuvre de Georges Adeagbo au LaM
En arrière plan : Georges Adeagbo, La mort et la résurrection, 1997. © Adagp Paris, 2019
Dans l’esprit des collectionneurs Roger Dutilleul et Jean Masurel, attentifs aux artistes de leur temps, la politique d’acquisition du musée s’est construite sur le même principe d’ouverture permettant, aujourd’hui, d’illustrer différentes tendances de l’art actuel.

Le fonds d’art contemporain du musée est ainsi structuré selon plusieurs lignes conductrices : l’idée d’encyclopédie, de classement ou de représentation des artefacts de notre civilisation (Christian Boltanski, Allan McCollum, Annette Messager...), l’engagement ou l’implication de l’artiste dans l’actualité du monde afin de le transformer ou d’y inscrire d’autres comportements (Chris Burden, Mohamed El Baz...), l’abstraction sous toutes ses formes, des années 1960 à 1990, en peinture (Richard Serra, Pierre Soulages...) ou en sculpture (Daniel Dezeuze, Toni Grand, Etienne-Martin...), ou encore la figuration (Bernard Buffet, Erró, Hervé Télémaque...).

Les récentes acquisitions d’une œuvre de Zarina Hashmi et d’un ensemble de peintures et de dessins d’Etel Adnan, témoignent d’une volonté d’ouvrir davantage la collection à la création internationale en présentant des figures historiques encore peu montrées en France. Qu’il soit un contrepoint dans l’accrochage, ou qu’il fasse l’objet d’une exposition, l’art contemporain permet un dialogue vivant entre les époques, les lieux et les artistes.
Art brut
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Petit garçon devant des tableaux spirites d'Augustin Lesage et Fleury Joseph Crépin
Sur le côté : oeuvres de Fleury Joseph Crépin et Augustin Lesage. Au fond : Augustin Lesage, L'esprit de la pyramide, 1926. © Adagp Paris, 2019
En 1945, l’artiste Jean Dubuffet invente la notion d’art brut, alors qu’il commence à rassembler des productions artistiques très hétéroclites : masques de carnaval, dessins d’enfants, objets d’artisanat populaire… Considérée comme un phénomène appartenant à part entière à l’art du 20e siècle, la notion s’est élargie et diffusée à travers le monde – on parle ainsi d’outsider art dans l’espace anglo-saxon. Nombreux sont les artistes, encore aujourd’hui, qui s’y réfèrent dans leurs démarches et leurs pratiques.

En 1999, l’association L’Aracine fait don au musée de très nombreuses œuvres - dessins, tableaux, assemblages, objets ou encore sculptures - de plus de 170 créateurs français et étrangers. L’extension, imaginée par l’architecte Manuelle Gautrand, est ainsi construite en 2007 pour accueillir cet exceptionnel ensemble d’art brut. Aujourd’hui, grâce à des dons et acquisitions, le musée enrichit régulièrement ce fonds qu’il s’attache à présenter régulièrement dans des expositions monographiques ou thématiques et à faire circuler dans le monde entier. Les plus grands noms de l’art brut y sont ainsi représentés : Aloïse Corbaz, Fleury Joseph Crépin, Henry Darger, Auguste Forestier, l’Abbé Fouré, Madge Gill, Jules Leclercq, Augustin Lesage, Michel Nedjar, André Robillard, Willem Van Genk, Josué Virgili, Adolf Wölfli, Carlo Zinelli...

Dialoguant avec l’art moderne et l’art contemporain, l’art brut nous raconte une histoire singulière de l’art des 20e et 21e siècles et nous invite à reconsidérer notre vision de la création.
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Adresse

LaM, 1 allée du Musée
59650 Villeneuve d'Ascq

Horaires habituels

Du mardi au dimanche

10 h - 18 h

Fermé le lundi