La vie de la collection #2

Cet automne, ce ne sont pas moins de trois musées qui accueillent des œuvres de la collection du LaM dans leurs expositions : le Musée Zadkine à Paris, Les Abattoirs de Toulouse et le Musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne.

Jusqu’au 27 février 2022, le Musée Zadkine propose l’exposition L’âme primitive qui met en regard les œuvres d’Ossip Zadkine avec celles d’artistes qui ont cherché à exprimer « la palpitation de la vie humaine bouleversée par le tragique ». À l’occasion de cette exposition, le LaM prête cinq dessins de l’artiste d’art brut Helene Reimann et quatre xylographies (procédé de reproductions par empreinte) d’André Derain.  

Image
Forestier - Abattoirs
Auguste Forestier, La bête du Gévaudan, 1935 – 1949. Bois, métal, dent ; 33,5 x 60 x 33 cm. Achat au Docteur Marie Bonnafé en 2007 avec le soutien du Fonds Régional d'Acquisition pour les Musées. © DR

À Toulouse, les Abattoirs présentent l’exposition La Déconniatrie. Art, exil et psychiatrie autour de François Tosquelles jusqu’au 6 mars 2022. Cette exposition, première étape d’une circulation d’envergure internationale - elle sera présentée au Centre Cultura Contemporània de Barcelone, au Museo Centro de Arte Reina Sofia et à l’American Folk art Museum à New York -, est un hommage à François Tosquelles, ancien médecin-chef de l’hôpital psychiatrique de Saint-Alban, en Lozère, où ce dernier a fait émerger de nouvelles pratiques de soin basées sur le collectif, le travail et la création artistique des patient·es dont les œuvres seront, pour certaines, collectionnées par Jean Dubuffet. À Toulouse, sont présentés un album constitué par Maxime Dubuisson réunissant des dessins de patient·es, deux dessins recto/verso d’Aimable Jayet et sept sculptures d’Auguste Forestier.

Image
Darger - Abattoirs

Henry Darger, Long after Cromer Andrean. Walter Starring (as now shows him) warns the Vivian Girls and their boy and girl scout followers of the threachery of the Glandelinians. They are on their guard, 1930 – 1940. Décalque, aquarelle, gouache et crayon graphite sur papier ; 48 x 112 cm. Donation L’Aracine. © Kiyoko Lerner / Adagp, Paris, 2021

Et enfin, à Saint-Étienne, c’est la figure de l’artiste autodidacte, et notamment son idéalisation, qui est mise à l’honneur dans l'exposition L'énigme autodidacte, jusqu’au 3 avril 2022. Pour cette occasion, cinq sculptures de fils et tissus de Judith Scott, deux grands dessins recto/verso d’Henry Darger, un dessin recto/verso d’Adolf Wölfli et une œuvre de Palanc sont prêtés au Musée d’Art Moderne et Contemporain de la ville.