Exposition

Les muses insoumises

Salle d'exposition du musée où se déroule une projection sur écrans et sur projecteur.
Salle d'exposition du musée où se déroule une projection sur écrans et sur projecteur.
Exposition

Les muses insoumises

Du 5 juillet
au 22 septembre 2019

En collaboration avec le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia et en partenariat avec le Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir, Paris, le musée vous propose cet été une exposition sur l’histoire culturelle et visuelle du féminisme en France à travers le regard de l’actrice et réalisatrice Delphine Seyrig (1932-1990).

Dates 

05.07 > 22.09.2019

Horaires 

Mardi > dimanche
10 h > 18 h

Tarifs* 

Tarif plein : 7 €
Tarif réduit** : 5 €

*Hors frais de dossier
**Sur présentation d’un justificatif de moins de 3 mois et/ou en cours de validité 
Image
Delphine Seyrig et Agnès Varda lors d’une manifestation féministe
Carlos Santos, Delphine Seyrig et Agnès Varda lors d’une manifestation féministe, c. 1972. © Carlos Santos / Agence Gamma, Rapho & Keystone, 2019
Une actrice engagée

Le nom de Delphine Seyrig est principalement associé à ses rôles dans le cinéma français des années 1960-1980, mais également à ceux qu'elles a joués au théâtre. La profession d’actrice n’était pourtant pas sa seule activité. Pendant les années 1970, Seyrig s’engage dans le Mouvement de Libération des Femmes et s’intéresse à la vidéo en tant qu’outil d’émancipation. En parallèle, ses collaborations avec des réalisatrices telles que Marguerite Duras, Liliane de Kermadec ou Chantal Akerman lui permettent d’explorer une plus grande variété de rôles féminins, en opposition à celui qu’elle avait joué dans L’année dernière à Marienbad (1961), film d’Alain Resnais qui l’avait portée sur le devant de la scène en tant qu’icône féminine.
Les muses insoumises. Delphine Seyrig entre cinéma et vidéo féministe présente la diversité des activités de l’actrice, ainsi que celles des femmes partageant ses engagements, à la croisée de l’histoire du cinéma, de la vidéo et du mouvement féministe en France et propose ainsi de revenir sur son parcours de femme engagée, devant et derrière la caméra.

 

Image
Carole Roussopoulos pendant le tournage de "Les prostituées de Lyon parlent"
Anonyme, Carole Roussopoulos pendant le tournage de Les prostituées de Lyon parlent, 1975. © Fonds Carole Roussopoulos
La vidéo comme outil d'émancipation

La rencontre avec Carole Roussopoulos en 1974 est à l’origine de l’intérêt de Delphine Seyrig pour la vidéo. Avec Ioana Wieder, elles fondent le collectif Les Insoumuses et réalisent des vidéos dans une économie de moyens qui leur permet de s’exprimer librement. Maso et Miso vont en bateau, SCUM Manifesto et Sois belle et tais-toi expérimentent un nouveau langage documentaire qui mêle humour et critique sociale.
Les archives audiovisuelles conservées au Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir à Paris, fondé en 1982 par le collectif Les Insoumuses, fournissent un large panel d’archives venant documenter les luttes de l’époque : le droit à l’IVG et à la liberté sexuelle, la dénonciation des conditions de vie des travailleuses du sexe, les droits des prisonnières politiques, mais aussi les actions menées contre la guerre au Vietnam. Pour Seyrig, née à Beyrouth dans un milieu cosmopolite et ayant passé une partie de sa vie à New York, les alliances politiques et artistiques (Carole Roussopoulos, Jane Fonda ou Ulrike Ottinger) se situent toujours dans un cadre résolument international.

L’exposition propose de revenir sur l’histoire du féminisme en France à partir de sa dimension visuelle et médiatique à l’aide d’un ensemble de vidéos, de photographies et de documents inédits issus d’archives personnelles et publiques. Delphine Seyrig joue de la diversité de ses positions pour trouver une expression personnelle qui renvoie aux liens inextricables entre art et politique. Sa trajectoire, marquée par le continuum entre l’actrice et l’activiste, rappelle ainsi le slogan phare des manifestations féministes des années 1970 : « Le personnel est politique ».


Commissariat 

Nataša Petrešin-Bachelez, commissaire indépendante et critique d’art
Giovanna Zapperi, historienne de l’art et professeure à l’Université de Tours

Commissariat général 

Sébastien Delot, directeur-conservateur du LaM

 

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