Miriam Cahn

La vie de la collection #1

Soucieux d’enrichir sa collection et attaché au fait d’apporter son soutien à la création contemporaine, le LaM développe une politique d’acquisition active en cohérence avec la diversité des trois fonds qui la composent. Depuis sa création, de nombreux achats et dons ont considérablement enrichi la collection du musée.

Le musée a ainsi récemment acquis une œuvre de l’artiste suisse Miriam Cahn (1949, Bâle). Largement reconnue dans la sphère germanophone, l’artiste pluridisciplinaire pratique aussi bien le dessin que la peinture, la sculpture, la performance ou encore la photographie. Sa production est marquée par le féminisme et les mouvements antinucléaires, des thèmes engagés que Miriam Cahn explore en fréquentant les milieux artistiques et militants de Bâle. De nombreuses institutions lui ont récemment consacré des expositions notamment le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia de Madrid en 2019 et prochainement, le Palais de Tokyo à l’horizon 2022.

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Miriam Cahn
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Miriam Cahn

Œuvre historique et emblématique de la première partie de sa carrière, avant son passage à la couleur en 1980 et à la peinture en 1990, Das Wilde Lieben (The Wild Loving), présentée pour la première fois au Pavillon Suisse de la Biennale de Venise en 1984, est un tournant majeur dans l’œuvre de Miriam Cahn. Il s’agit de la première installation caractérisée par le dispositif de la « chambre » (Raum) qui marque sa pleine reconnaissance dans le milieu de l’art contemporain. Cette œuvre témoigne également de l’intérêt de l’artiste pour la figuration des corps féminins, et, de par son caractère insaisissable, porte une réflexion sur la guerre, la mémoire et l’Histoire.


Le travail de Miriam Cahn entre ainsi en résonance avec différents axes de la collection du LaM, et notamment les grandes artistes dites féministes qui y sont représentées, telles qu’Annette Messager ou encore Kiki Smith, qui créent elles aussi des œuvres de grand format. Son œuvre entre également en dialogue avec les grandes figures de l’art moderne et s’approche, par l’aspect fantomatique de ses personnages, de la peinture Abendliche Figur (Figure du soir) de Paul Klee. La spontanéité du dessin de Miriam Cahn peut aussi la relier aux artistes d’art brut et notamment aux dessins d’enfants, dont elle dit parfois s’inspirer.

 

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